APPROCHE THÉORIQUE DE L’UTILISATION DES NOTES AJOUTÉES 1

Olivier Messiaen définit ainsi les notes ajoutées : « À l’avènement de Claude Debussy, on a parlé d’appoggiatures sans résolution, de notes de passage sans aboutissement, etc. On en trouvait en effet dans ses premières œuvres. Dans Pelléas et Melisande, dans les Estampes, les Préludes, les Images pour le piano, il s’agit de notes étrangères, sans aucune préparation ni résolution, sans accent expressif particulier, qui font tranquillement partie de l’accord, changeant sa couleur, lui donnant un piment, un parfum nouveaux. Ces notes gardent un caractère d’intrusion, de supplément : l’abeille dans la fleur ! Elles ont cependant un certain droit de cité dans l'accord, soit parce qu’elles ont même sonorité que telle appoggiature classée, soit parce qu’elles proviennent de la résolution de la fondamentale. Ce sont les notes ajoutées »2.